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Voici pourquoi il faut boire du vin

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Consommer du vin rouge peut être très bon pour la santé cardiovasculaire et peut nous aider à prévenir le cancer. Il est donc recommandé d’en boire un peu.

Comme tout le monde le sait, les Grecs, les Romains et les Gaulois étaient de grands amateurs de vin. Mais ce que l’on ne sait pas toujours, c’est que le vin a toujours figuré dans les pharmacopées traditionnelles de l’antiquité.

Louis Pasteur écrivait, en 1866 : “Le vin peut-être à bon droit considéré comme la plus saine, la plus hygiénique des boissons”.

Mais, déjà au Ier siècle après Jésus Christ, le médecin grec Rufus d’Éphèse écrivait : “Je loue le vin en vue de la santé plus que toute autre chose; car le vin peut développer la chaleur, remplir le corps de force, et digérer les aliments dans toutes leurs parties.”

Au XIIè siècle, la célèbre Abbesse Hildegarde de Bingen préparait des solutions médicinales à base de vin et de plantes médicinales. Elle écrivait : “Le vin guérit et réjouit l’homme par sa grande chaleur et ses grandes vertus”.

Le vin a plus d’un antioxydant dans son sac…

Les buveurs modérés de vin rouge en retireraient des effets positifs antihypertenseurs et cardioprotecteurs, réducteurs de la maladie d’Alzheimer et même de certains cancers. Une étude menée sur 18 000 buveurs ou non-buveurs a montré que les buveurs modérés (1 à 2 verres) de vin rouge par jour ont 30 % de cancer en moins que les non-buveurs ou les buveurs d’autres alcools.

“La consommation de vin peut contribuer à la longévité de par sa nature et notamment son tanin, mais elle va aussi de pair avec plus d’optimisme et de bonne humeur qui, toutes deux, sont favorables à la longévité”, indique Michel Poulain, professeur émérite de démographie à l’université de Louvain-la-Neuve. Et, les bienfaits santé qu’évoque Michel Poulain tiennent essentiellement aux polyphénols, ces molécules antioxydantes qui jouent un rôle capital dans les défenses naturelles de la vigne. Or le vin rouge est particulièrement riche en polyphénols : il en contient 10 fois plus que le vin blanc.

Le resvératrol et le pterostilbène, deux composantes miracles…

Deux polyphénols en particulier joueraient un rôle déterminant dans les vertus “santé” du vin rouge. Le premier est connu sous le nom du resvératrol, tandis que le deuxième est le pterostilbène.

En effet, d’après des travaux parus dans la revue Scientific Reports, le resvératrol est un composé naturel présent dans les arachides, les pistaches, la peau des raisins, le vin rouge, les framboises ou encore le cacao. Il serait capable d’activer les récepteurs d’œstrogène. Il s’agit une hormone stéroïde que les hommes et les femmes produisent naturellement. Elle régule la reproduction, protège également contre certaines maladies liées au vieillissement comme le diabète de type 2, Alzheimer ou encore l’ostéoporose.

Selon les chercheurs de l’Université de Georgetown, le resvératrol contrecarre les mauvais effets du sucre. Dans des études précédentes, ces scientifiques ont découvert que cette substance photochimique aidait à vivre plus longtemps et ralentissait le début du diabète.

Selon une autre étude de l’Université de Buffalo, le resvératrol présente aussi des effets anti-stress en bloquant l’expression d’une enzyme liée au contrôle du stress dans le cerveau. Des chercheurs de la Georgia State University ont même envisagé le vin rouge comme une alternative efficace aux antibiotiques dans le traitement des maladies des voies respiratoires supérieures et des poumons, telles que la bronchite, l’asthme, les infections de l’oreille moyenne et les maladies pulmonaires !

Le pterostilbène est un cousin du resvératrol mais il aurait une biodisponibilité supérieure, du fait de sa capacité à inhiber la croissance de différents types de cellules tumorales, provenant notamment de cancer du sein, du côlon ou de la prostate. Il stimule également les processus conduisant à leur destruction et s’oppose à la formation des métastases.

Tout comme le resvératrol, le pterostilbène serait également une molécule anti-diabète. Une étude a montré qu’il est en mesure d’activer un gène dans les cellules pancréatiques qui conduit à stimuler la production des défenses.

Le pterostilbène serait également neuroprotecteur…

Le pterostilbène, comme le resvératrol, est capable de traverser la barrière protectrice qui entoure le cerveau et d’y exercer une influence. Une étude menée sur des rats âgés de 19 mois a montré qu’une alimentation enrichie en pterostilbène est capable d’inverser les méfaits du temps sur les performances intellectuelles, notamment au niveau de la mémoire de travail. Et plus la dose administrée est importante, plus grands sont les bienfaits.

Du contrôle de l’hypertension à la prévention de la démence, les bienfaits du vin rouge sont multiples. Cette boisson aide aussi à maintenir l’obésité sous contrôle, car elle maintient les niveaux de cholestérol LDL au plus bas. D’où le fait qu’un verre de vin chaque jour peut améliorer la santé.

Le “paradoxe français”…

Et si les Français avaient tout compris ? Une étude soutient la théorie selon laquelle un petit verre de vin par jour pourrait aider à bien vieillir. Toujours selon cette étude, il a été prouvé que, malgré un régime alimentaire riche en graisses, certaines populations en France connaissent de faibles taux de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancer.

Comme quoi un peu de vin ne fait de mal à personne, à condition de le consommer avec modération, 2 verres par jour. C’est supportable…

Léon Mukoko