ven. Mai 7th, 2021

Eco-vertes.info

Site d'information et de communication sur l'environnement et le développement durable

Insolite: voici le serpent le plus imposant du monde

2 min read

Vous qui croyez avoir déjà rencontré des gros serpents. Apparemment vous n’avez encore rien vu. En tout cas la nature vous réserve une belle surprise. Venez voir…

De son nom complet Titanoboa Cerrejonensis, le Titanoboa est une espèce fossile de serpents qui a été découverte en 2009 dans la mine de charbon de Cerrejón en Colombie. Grâce aux restes de vertèbres retrouvés sur place, on a pu estimer les mensurations du monstre : il mesurait entre 10 et 15 mètres et pesait entre une et deux tonnes, tandis qu’il pouvait atteindre un mètre de largeur.

Serpent non venimeux, de par sa taille gigantesque, le Titanoboa possédait une force phénoménale. Avec ses anneaux, il était capable d’exercer une pression d’environ 280000 Kg/m². On ne sait pas précisément de quoi se nourrissait ce colosse, mais on suppose que son régime alimentaire était composé d’alligators, de crocodiles et de gros poissons.

Selon le paléontologue Jonathan Bloche, ce serpent est apparu il y a approximativement 60 millions d’années, soit après la disparition des dinosaures. Il a été “le plus gros prédateur de la Terre pendant au moins dix millions d’années“. Ce record s’expliquerait par le fait que, à cette époque, la Terre était plus chaude qu’aujourd’hui. Ce climat était propice aux animaux à sang froid comme les serpents qui voyaient leur croissance favorisée.

A l’inverse, les mammifères à sang chaud étaient plus petits à l’époque, à l’image des chevaux qui n’étaient pas plus grands que nos chats actuels.

Le Titanoboa pourrait-il refaire surface ?

Mais du coup, le réchauffement de la planète que nous vivons actuellement pourrait-il favoriser le retour de ces serpents géants ? Techniquement oui mais rassurez-vous, ce n’est pas si simple dans les faits. Jason Head, directeur de l’équipe scientifique à l’origine de la découverte du Titanoboa, rappelle que “nous détruisons l’essentiel de leurs habitats avec le développement et la déforestation”. Et même si nous arrivions à préserver ces habitats, le temps nécessaire au développement d’une nouvelle espèce est extrêmement long : “cela peut prendre un million d’années” précise son collègue Dr Carlos Jaramillo. Moralité : continuons à protéger l’environnement…

Léon Mukoko