dim. Jan 24th, 2021

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Violences conjugales, cette autre épidémie silencieuse qui se propage

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Tous les jours, 137 femmes dans le monde meurent sous les coups d’un membre de leur famille, et 52 d’entre elles vivent en Afrique. À l’échelle mondiale, une femme sur trois est victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie.

D’après une étude récente de Save the Children, la pandémie de COVID-19 risque de contraindre 2,5 millions de filles supplémentaires dans le monde à des mariages précoces au cours des cinq prochaines années.

En cette période de distanciation sociale et d’isolement, les femmes ont moins de possibilités d’échapper à des conjoints violents en se tournant vers la famille étendue ou la communauté, et on assiste à une augmentation des cas de violences conjugale.

Campagne “16 Jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes”…

Cette épidémie silencieuse se propage dans le sillage de la pandémie de COVID-19 et est loin de susciter suffisamment d’attention. Alors que la campagne « 16 Jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes » touche à sa fin, il est important de tirer les leçons et de mettre en lumière les mesures à prendre pour agir davantage en faveur de la protection et de l’autonomisation des filles et des femmes.

En 2014, l’épidémie d’Ebola s’est accompagnée d’une « épidémie » de viols, d’abus sexuels et de violences contre les femmes et les filles. La fermeture de nombreuses écoles a accentué les inégalités : les filles ont été moins nombreuses que les garçons à reprendre leurs études. Beaucoup ont dû trouver du travail ou assumer des tâches domestiques supplémentaires, ce qui a favorisé une recrudescence des violences intrafamiliales et des grossesses adolescentes.

Nous devons arrêter cette épidémie silencieuse et, à l’heure où nous nous efforçons d’œuvrer en faveur d’une reprise post-COVID résiliente, veiller à ce que les femmes et les filles ne soient pas laissées pour compte.

Les politiques publiques qui soutiennent les filles et promeuvent l’égalité des femmes sont des mesures essentielles. Le rôle des pouvoirs publics est capital pour démanteler les obstacles à l’autonomisation des adolescentes et des femmes.

En attendant, halte à la brutalité conjugale. A suivre…

ODD Numéro 5

Léon Mukoko