dim. Fév 28th, 2021

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L’UNIKIN sous la menace des têtes d’érosion…

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Si l’on n’y prend garde, la très emblématique colline inspirée risque de disparaitre. Pour cause, des têtes d’érosion qui surgissent de nulle part, menaçant tout sur leur passage.

Notons que c’est depuis plusieurs années que l’Université Kinshasa est menacée d’isolement par des multiples ravins qui s’y développent. Plusieurs routes d’accès sont sous la menace de rupture, plusieurs infrastructures et bâtiments de l’université sont sous la menace de l’épée de Damoclès.

La responsabilité des constructions anarchiques et du déboisement engagée…

L’Université de Kinshasa bien que construite sur un modèle américain, c’est-à-dire loin du centre-ville, sur le plateau du mont Amba, est à la merci des érosions. A la base, des extensions sans règles. L’Unikin est encerclée de part et d’autre par des quartiers d’auto-construction dont le laisser aller s’empare aussi de l’espace jadis réservé à son expansion.

Cette invasion a des conséquences : l’environnement n’est pas contrôlé faute de rigueur dans la gestion de l’espace, l’université est traversée sur ses pentes par des sentiers et divers passages piétons, ses versants sont exploités pour l’agriculture de rapine, pour la récolte de bois et autres activités de subsistance à tel point qu’à travers ces passages piétons et autres perturbations du milieu, l’érosion s’empare d’une grande part de l’espace ainsi désorganisé.

La manifestation du ravinement sur le campus inquiète les bonnes consciences en ce qu’il menace des équipements de superstructure construits, voici plus de 60 ans.

Un patrimoine précieux sous haute menace…

La progression des ravins ne semble s’arrêter ni dans le temps ni dans l’espace. Il y a près d’une dizaine d’années, on comptait une quarantaine de têtes de ravins autour et dans l’université. Pas besoin d’être un crack en sciences environnementales pour se rendre compte qu’un haut risque continuerait à peser sur l’ensemble du site de l’Université de Kinshasa.

Il n’est pas inutile de signaler que l’histoire de l’Université de Kinshasa remonte à 1954, sous le nom de Lovanium (ancien nom latin de Louvain). Le 15 janvier 1954 s’ouvrit le premier cours pré-universitaire sous le rectorat du Père jésuite Maurice Schurmans (1901-1970).

Des trente étudiants inscrits, onze (ceux qui avaient réussi les cours pré-universitaires) entamèrent la première année académique qui s’ouvrit dix mois plus tard, en octobre 1954, dans des bâtiments encore inachevés.  Aujourd’hui, la colline inspirée compte près de 30.000 étudiants.

Léon Mukoko