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Biodiversité : voici un des crocodiles les plus rares et les plus menacés du monde

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On l’appelle Gavial du Gange ou Gavialis gangeticus. C’est l’un des crocodiles les plus rares au monde. Il est très connu dans certains endroits du globe, mais pas forcément de nous.

Gavialis gangeticus est un reptile de l’ordre des crocodiliens qui se différencie de ses cousins crocodiles ou caïmans par sa longue et très étroite gueule. Gavial du Gange, en danger critique d’extinction selon l’UICN, peut atteindre 6 mètres de long et peser jusqu’à 900 kg tout en ne mangeant que du poisson.

Le corps du gavial est constitué de plaques osseuses sur le dos et de pattes très courtes qui le pénalisent à terre. Le gavial du Gange est donc plus à l’aise dans l’eau, où il passe justement la plupart de son temps. Il gagne la berge uniquement pour se reproduire ou profiter de la chaleur du soleil.

Le Gavial du Gange aime les fleuves d’eau douce, profonds, aux courants rapides. L’animal est classé en danger critique d’extinction depuis 2007, dans la liste rouge de l’IUCN. Les dernières études sur l’espèce qui ont conduit à ce classement datent de 2006, mais on estime qu’il resterait aujourd’hui environ 200 individus.

Une espèce extrêmement menacée d’extinction…

Gavial du Gange vit principalement dans le nord de l’Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde. Les activités humaines, notamment agricoles, ont grandement diminué l’habitat du gavial. Les rivières ont été détournées afin d’irriguer les plantations ou desséchées pour permettre l’urbanisation. N’étant pas capable de se déplacer pour trouver une autre rivière, le gavial du Gange est invariablement condamné.

Comme si cela ne suffisait pas, le gavial du Gange est traqué pour alimenter le marché noir. Différentes parties de son corps sont ainsi commercialisées :

Sa peau : comme son cousin le crocodile, la peau du gavial est très recherchée en maroquinerie pour son grain et son dessin ;

Sa bosse, la « ghara », aurait des propriétés aphrodisiaques ;

Sa graisse et son pénis sont utilisés pour confectionner des médicaments traditionnels au Népal et parfois en Inde ;

– Ses œufs constituent un plat traditionnel consommé par les populations tribales, à tel point que dans la zone protégée de la rivière Girwa, les nids ont été pillés quatre ans de suite pendant les saisons de nidification par l’être humain.

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Léon Mukoko