mar. Oct 20th, 2020

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Environnement : le taux de mortalité lié au changement climatique atteindrait 73 décès pour 100 000 habitants d’ici la fin du siècle

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Chaque année dans le monde, plus de cinq millions de personnes meurent d’une maladie infectieuse (hépatite, tuberculose, sida, malaria, grippe…). Selon une étude du National Bureau of Economic Research, relayée par le Guardian, le changement climatique pourrait, dans le pire des scénarios, tuer autant que toutes les maladies infectieuses connues actuellement. En première ligne se trouvent les régions les plus pauvres, situées le plus souvent dans les régions les plus chaudes du monde.

Dans un scénario de réchauffement à +3°C simulé par les chercheurs, le taux de mortalité lié au changement climatique atteindrait 73 décès pour 100 000 habitants d’ici la fin du siècle. C’est autant que le taux de mortalité actuel des principales maladies infectieuses, parmi lesquelles la tuberculose, le sida, le paludisme, la dengue et la fièvre jaune. Dans certains pays comme le Ghana, le Bangladesh, le Pakistan ou le Soudan, 200 décès supplémentaires pour 100 000 habitants pourraient être imputés à la hausse des températures.

Plus de 50 millions de personnes affectées par le changement climatique et la Covid-19…

“De nombreuses personnes âgées meurent à cause des effets indirects de la chaleur”, explique Amir Jina, économiste environnemental à l’Université de Chicago et co-auteur de l’étude dont il est question. “Comme pour la Covid-19, les personnes les plus vulnérables sont celles souffrant de pathologies préexistantes ou sous-jacentes“, ajoute-t-il.

Selon une étude de la Fédération internationale des sociétés de la Croix rouge et du Croissant rouge, publiée le 23 septembre, au moins 51,6 millions de personnes ont été doublement touchées par des désastres liés au climat (sécheresse, inondations, tempêtes) et à la Covid-19 cette année. Et 437 millions de personnes appartenant à des groupes vulnérables ont été exposées à une chaleur extrême, tout en étant confrontées aux effets directs de la Covid-19 ou aux mesures de confinement.

Pendant qu’il est encore temps, protégeons notre environnement. A suivre…

Léon Mukoko