mar. Oct 20th, 2020

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Economie verte : en 2027, la demande de la Chikwangue pourrait atteindre 414.285 tonnes

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Face à un grand marché comme la ville de Kinshasa, le commerce des feuilles et de la chikwangue reste une activité quasi informelle. C’est un marché atomisé marqué par une immense majorité de petites exploitations, informelles, individuelles, et féminines.

Dans le cadre d’une thèse de doctorat en cotutelle ERAIFT et Université de Liège, le chercheur Bonkena Bokombola Papy montre que les feuilles de manioc et la chikwangue ont une valeur symbolique et culturelle forte.

La projection de la demande réalisée sur 5 à 10 ans, situe la demande potentielle en feuilles de manioc à 863.615 tonnes en 2022 et 1.070.221 tonnes en 2027. Celle de la chikwangue est évaluée à 334.307 tonnes en 2022 et à 414.285 tonnes en 2027“, indique-t-il.

La transformation des feuilles et de la chikwangue reste encore rudimentaire…

La recherche ayant peu investi dans ces chaînes de valeur, l’expérience d’industrialisation est actuellement au stade embryonnaire. La commercialisation de ces produits reste une activité quasi informelle avec une forte présence des femmes.

Tous les acteurs de la chaîne de valeur réalisent des bénéfices. La chaîne de valeur de feuilles permet de réaliser une valeur ajoutée de l’ordre de 8,0 USD/kg de feuilles. Pour la même quantité, la valeur ajoutée dans la chaîne de valeur de la chikwangue est évaluée à 1,19 USD/kg dont la plus grande portion est captée par le transformateur des racines de manioc en kimpuka (36,13%) et le commerçant détaillant (36,13%).

Les chaînes de valeur agroalimentaire marchande des feuilles de manioc et de la chikwangue font face à de nombreuses contraintes tant au niveau de la production, de la commercialisation que de la transformation. Toutefois, les “grands commerçants” sont présents dans le circuit commercial. Mais ils sont, pour la plupart, intéressés par l’exportation des produits vers l’Europe. Les circuits de distribution changent puisque les “supermarchés” se positionnent désormais entre certains producteurs et consommateurs.

Notons qu’il existe plusieurs modes de préparation de “pondu” selon les provinces. Les plus répandus sont : le pondu ya madesu (feuilles de manioc avec le haricot), le limbondo (pondu aux bicarbonates) et le saka saka ou matamba (feuilles de manioc sans bicarbonate ni haricot). Consommons bio…

Léon Mukoko