dim. Jan 24th, 2021

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Covid-19 : il semble que le Pangolin n’y est pour rien

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Il n’y a pas plus heureux en ce moment que le Pangolin. Cet animal, déjà en voie d’extinction, est devenu une star planétaire depuis qu’on l’a accusé d’être le “bouc émissaire” (mieux, Pangolin émissaire) dans la transmission du SARS-CoV-2 à l’homme. L’affaire a effectivement fait le tour de la planète.

Cependant, de plus en plus de chercheurs estiment que le petit mammifère écaillé serait innocent. Depuis le début de cette affaire, les scientifiques ont continué d’étudier ce virus et on finalement écarté la responsabilité du Pangolin dans la transmission du coronavirus aux humains.

“On note que le taux d’identité entre les séquences de SARS-CoV-2 et celles issues du pangolin n’atteint que 90,3 %, ce qui est bien inférieur aux taux habituellement observés entre les souches infectant l’humain et celles infectant l’hôte intermédiaire”, explique le virologue Étienne Decroly, directeur de recherche au CNRS qui a récemment publié une étude sur le sujet.

Notons que ce sont des chercheurs chinois qui ont en premier avancé cette hypothèse du pangolin. “C’était une hypothèse car effectivement, il avait une caractéristique moléculaire qui pouvait faire penser qu’il avait la “serrure d’entrée” que l’on retrouve chez l’Homme”, explique Éric Delaporte, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, et spécialistes des maladies infectieuses.

L’heure est certainement venue de réhabiliter ce petit fourmilier à écailles, longtemps soupçonné d’avoir été celui par qui la Covid-19 est arrivée à l’espèce humaine.

Au lieu de continuer à chercher des poux dans les écailles du Pangolin, rétablissons l’environnement dans ses droits. La nature nous en saura gré. En attendant, le Pangolin émissaire a bien gagné son procès en appel. Respectons les gestes barrières.

Léon Mukoko