lun. Oct 18th, 2021

Eco-vertes.info

Site d'information et de communication sur l'environnement et le développement durable

Climat : les négociations internationales redémarrent pour préparer la COP 26

3 min read

Mise à mal par la pandémie de Covid-19, la diplomatie du climat semble reprendre du poil de la bête. Aujourd’hui, les attentes se concentrent sur la COP26, prévue en novembre 2021, à Glasgow, en Ecosse.

Depuis le lundi 31 mai, à Bonn, les Nations unies ont repris, en format virtuel, des négociations “cruciales” sur le climat. C’est le premier rendez-vous onusien officiel sur le climat depuis la COP25 à Madrid, il y a dix-huit mois. La conférence « étape » de Bonn vient de s’ouvrir et va durer près de trois semaines. Elle marque la reprise très attendue des négociations internationales sur plusieurs dossiers restés en suspens. Aucune décision n’est attendue mais ces négociations sont cruciales pour préparer la prochaine COP et assurer la mise en oeuvre de l’accord de Paris.

Il n’est pas inutile de signaler que l’élection de Joe Biden, en novembre 2020, a redonné un coup de pouce à la lutte contre le réchauffement climatique. Le sommet initié en avril par le nouveau président américain Joe Biden a redonné du souffle à la diplomatie climatique, chahutée par l’ère Trump. Avec le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris, plusieurs grands pays émetteurs ont accru leurs engagements vers la neutralité carbone.

“Préparer des décisions prêtes pour l’adoption en Ecosse”…

En lançant la session, la responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa, a appelé les délégués à préparer « des décisions prêtes pour l’adoption » en Ecosse. « Il est crucial de rattraper le temps perdu et que la COP soit un succès. C’est un test de notre crédibilité. »

Nous sommes à un moment pivot dans une année cruciale“, a lancé Patricia Espinosa, la responsable climat de l’ONU. Une étape phare que tous les participants ont en ligne de mire : d’ici à cette grand-messe, tous les pays qui ont signé l’accord de Paris en 2015 devront avoir rehaussé leurs engagements nationaux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Ce message a été repris en écho par les participants à un autre sommet virtuel sur le climat, à Séoul, le P4G. L’envoyé spécial américain pour le climat, John Kerry, y a appelé tous les pays à faire un effort, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé qu’il s’agissait d’un sujet “d’intérêt pour soi-même, d’intérêt mutuel et d’intérêt collectif”.

Les scientifiques alertent face à un bouleversement aux conséquences irréversibles…

Les attentes sont d’autant plus fortes que le changement à la présidence américaine a relancé le processus politique, après quatre ans de climato-scepticisme de Donald Trump. Un sommet en ligne sur le climat convoqué fin avril par Joe Biden a vu les grands pays émetteurs redoubler d’engagements vers la neutralité carbone, à commencer par les Etats-Unis eux-mêmes.

Les scientifiques alertent sur l’urgence face à un bouleversement qui menace de conséquences irréversibles. “La trajectoire actuelle n’est pas en ligne avec les objectifs de l’accord de Paris”, a rappelé Patricia Espinosa. A savoir limiter le réchauffement à 2 °C d’augmentation par rapport à l’ère pré-industrielle, et si possible 1,5 °C.

Mais le chemin est encore long et l’ONU a multiplié récemment les cris d’alarme . Car pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C, le monde doit, d’ici à 2030, réduire ses émissions de 45 % par rapport à 2010. Ce dernier seuil pourrait précisément être franchi au cours d’une des cinq prochaines années, a récemment mis en garde l’Organisation météorologique mondiale.

Léon Mukoko