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Avec Joe Biden, l’Amérique pourrait prendre le leadership sur les questions environnementales

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La communauté des défenseurs du climat a exprimé son profond soulagement après l’élection de Joe Biden, y voyant un espoir pour la planète. “La victoire historique de Joe Biden est la première étape pour éviter la catastrophe climatique“, a ainsi commenté sur Twitter la directrice exécutive de Greenpeace, Jennifer Morgan.

Elle espère que le 46ème Président américain sera “le champion” de la cause environnementaliste lors de son mandat qui devrait débuter le 20 janvier 2021. En fait, lors de sa campagne, le candidat démocrate s’est engagé à faire de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité. Il a ainsi promis le 4 novembre, jour de sortie officielle de Washington de l’Accord de Paris sur le climat, que “dans exactement 77 jours, une administration Biden le rejoindra“.

Une fois investi, Joe Biden sera en mesure de signer un décret permettant l’application immédiate de ce pacte mondial, adopté par 187 autres pays. En juin 2017, Donald Trump avait annoncé le retrait des États-Unis, deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, derrière la Chine.

Prendre le leadership de la lutte contre le changement climatique…

Le candidat démocrate a également dévoilé un plan climatique à 1 700 milliards de dollars pour mettre fin aux émissions de carbone d’ici à 2035. Basé sur la production d’énergie propre et la création d’emplois verts, ce plan marque un tournant avec la stratégie de Donald Trump, soutient indéfectible des industries fossiles. Enclin aux théories niant le changement climatique, le président américain leur a offert une publicité mondiale, tout en s’attachant à réduire les mesures de protections environnementales dans son propre pays.

La signature par Washington de l’accord de Paris pourrait redonner de l’impulsion à la lutte contre le réchauffement climatique et offrir aux États-Unis un rôle de leadership sur les questions environnementales. Joe Biden s’y est engagé et les faits suivants permettent d’espérer et de croire en la bonne foi du futur locataire de la Maison blanche.

Joe Biden a depuis longtemps apprécié l’énormité du changement climatique et a toujours cru que nous avons un impératif moral et économique pour y faire face. En 1986, il a présenté l’un des tout premiers projets de loi sur le climat au Congrès. Politifact l’a récemment qualifié de «pionnier du changement climatique».

En tant que président de la commission des relations extérieures, Biden a organisé plusieurs auditions sur le changement climatique et a mobilisé un soutien sur un certain nombre de résolutions non contraignantes sur la question, dans le but de créer une dynamique d’action pour lutter contre le changement climatique mondial. En 1998, il a été l’un des principaux défenseurs du Tropical Forest Conservation Act, qui a permis aux États-Unis de conclure des accords avec des gouvernements étrangers pour conserver les forêts tropicales en échange d’un allégement de la dette (communément appelé échange dette-nature).

En 2006, le sénateur Biden a confié à des dirigeants de BP et de Chevron les subventions destinées à l’industrie pétrolière. En tant que vice-président, il a supervisé le Recovery Act, le plus gros investissement dans l’énergie propre de l’histoire des États-Unis. L’administration Obama-Biden a imposé des limites historiques à la pollution par le carbone, a doublé les normes d’économie de carburant pour les voitures et les camions, a libéré le potentiel des énergies renouvelables et propres et a rallié le monde pour réaliser les accords révolutionnaires de Paris sur le climat. 

Le 46ème Président américain comprend et déclare  urbi et orbi que le mouvement vers un avenir plus propre vient de nous tous. Lors d’un discours prononcé récemment à la Conférence des maires des États-Unis, il a salué les efforts que les villes et les États ont entrepris seuls, le gouvernement fédéral étant absent depuis trois ans.

Dossier à suivre de près…

Léon Mukoko