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Agenda 2030 : La chercheuse Agnès Antoinette Ntoumba développe des insecticides biologiques contre les larves de moustiques vecteurs du paludisme

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Dans le cadre de son apport dans la lutte contre le paludisme, la chercheuse camerounaise, Agnès Antoinette Ntoumba, 41 ans, est en train de développer un produit qui va révolutionner la lutte contre le paludisme. À partir de feuilles de goyave, de moringa et de citronnelle, cette brave dame est en train de développer des insecticides biologiques contre les larves de moustiques vecteurs de la maladie.

Notons tout de suite que ses travaux révolutionnaires lui ont valu d’être consacrée lauréate du prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science. Un véritable modèle pour la gent féminine.

La spécialiste en parasitologie et entomologie précise que son innovation ne réside pas dans le fait d’utiliser des plantes mais plutôt des nanoparticules (particules ultrafines). « Les plantes sont déjà utilisées dans le développement d’insecticides. Mais notre apport c’est l’utilisation des nanoparticules, désormais répandues dans tout le monde de la science. Les métabolismes secondaires présents dans la plante, associés aux nitrates d’argent, vont donner des nanoparticules d’argent, qui vont optimiser l’efficacité de la formule insecticide destinée à éradiquer les larves de moustiques », a t-elle expliqué.

Les phases test étant encourageantes, il ne lui reste plus qu’à fabriquer les insecticides.

Le paludisme a fait près de 409.000 morts en 2019

Les progrès dans la lutte contre le paludisme continuent à plafonner, en particulier dans les pays africains où la charge de morbidité est élevée.

Il est temps que les dirigeants de toute l’Afrique – et du reste du monde – se mobilisent une fois de plus pour lutter contre le défi du paludisme“, estime Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

En 2019, le nombre d’infections nouvelles tournait autour de 229 millions de personnes, un nombre qui est relativement stable ces quatre dernières années. Au total, le paludisme a fait quelque 409.000 morts en 2019, contre 411.000 en 2018.

En 2019, quatre pays ont concentré près de la moitié de tous les cas dans le monde : le Nigéria (27%), la République démocratique du Congo (12%), Ouganda (5%) et le Mozambique 4%.

Bravo à cette dame que notre estimée consœur Dénise Epote a sélectionné parmi les têtes d’affiche de la semaine dernière. En tout cas, eco-vertes.info soutient Agnès Antoinette Ntoumba pour sa contribution appréciable dans l’atteinte des ODD d’ici 2030 (Objectif numéro 3 !).

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Léon Mukoko