dim. Jan 24th, 2021

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A partir du 1er janvier 2021, l’Europe ne pourra plus exporter ses déchets dangereux vers les pays pauvres

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La Commission européenne entend mettre un terme à l’exportation des déchets occidentaux vers les pays lointains. L’interdiction entre en vigueur dès le 1er janvier 2021.

La guerre au plastique fait un pas de plus dans la bonne direction. Depuis le 22 décembre dernier, il figure (bien inscrit) dans le Journal Officiel la décision portant interdiction d’exportation par les pays européens des déchets dangereux et difficilement recyclables vers les pays plus pauvres.

Ces nouvelles règles entrent en vigueur dès le 1er janvier 2021. L’objectif politique derrière cette nouvelle législation est claire : arrêter d’envoyer les déchets plastiques non triés vers les pays en développement. Il faut dire que cette mauvaise pratique, consistant à déléguer le tri des déchets aux pays plus pauvres économiquement, s’était progressivement imposée en Europe et dans le monde.

La situation était devenue si inégale qu’en 2018 la Chine avait pris la décision de ne plus être la « poubelle du monde », et ainsi d’interdire purement et simplement le transit de déchets à ses frontières. Mais le phénomène continuait vers d’autres pays en développement. Rien qu’en 2019, l’Union européenne a exporté 1,5 million de tonnes de déchets plastiques, vers des États tels que la Turquie, et essentiellement des pays d’Asie comme la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam et l’Inde. Une fois sur place, le plastique est rarement traité correctement, souvent brûlé ou simplement jeté dans la nature.

Une dérogation cependant, le plastique pur, propre et facilement recyclable pourra continuer à voyager vers les pays non-membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Néanmoins les déchets plus dangereux pourront, quant à eux, être exportés vers les pays membres (de l’OCDE ou plus largement de l’Union européenne) à condition d’un accord entre l’exportateur et l’importateur. L’échange sera ainsi soumis à une “procédure de notification préalable de consentement”.

A suivre…

Léon Mukoko