dim. Jan 24th, 2021

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Les riverains de Muanda plaident pour la poursuite des interventions du PNUD

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Les interventions du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans la zone côtière de Muanda sont loin de laisser les bénéficiaires indifférents. En tout cas, Pauline Kwangu Mbenza, vice présidente de l’Association pour le développement des paysans (ADEP) et membre du comité consultatif du projet Pana-Zone côtière ne s’est pas fait prier pour demander la poursuite des projets.

(…) “Nous avons besoin des ressources pour financer le démarrage des activités afin de les pérenniser. Les hommes auront les yeux vers l’océan et les femmes retourneront à la terre. Nous avons besoin de créer les activités connexes pour les jeunes qui faisaient le commerce avec l’Angola“, a-t-elle dit.

J’estime que la formation sur l’alerte précoce, la fabrication des foyers améliorés sont des acquis majeurs. Beaucoup de familles ont perdu un proche lors des tempêtes et autres mauvais temps survenus en mer. Aujourd’hui, on peut les prévenir. Le marché de Nsiamfumu est un espace de création d’emploi. Le mur protège ce village qui était menacé de disparaître. La création des AGR dans le domaine de l’élevage change nos habitudes alimentaires car à Muanda, nous mangeons presque exclusivement les produits de la mer. Nous aurons bientôt de la viande de chèvre et la volaille”, a indiqué Pauline Kwangu Mbenza au sujet des acquis majeurs du projet pour la population locale.

Parlant du sentiment de la population locale au sujet de ces différents projets, la vice présidente de l’ADEP a embrayé dans la même direction que le président de l’association des pêcheurs de Muanda. “Que le projet soit prolongé pour accompagner les habitants de la contrée. Nous avons besoin des intrants, de la formation agricole afin de relancer l’agriculture pour fournir le maïs, soja et autres céréales pour la production des aliments pour bétail à Muanda village. Nous avons besoin des ressources pour financer le démarrage des activités afin de les pérenniser”, a-t-elle plaidé avant de lancer un regard prospectif vers l’avenir.

“Le tourisme peut créer des emplois pour les jeunes. Le littoral congolais est historique avec la forêt des esclaves qu’il faut revaloriser. Ce site doit être reboisé et on devrait y construire un mémorial pour en faire un site historique et touristique. Nous pouvons créer un site de commémoration, de voyage de non retour pour nos ancêtres”, a indiqué Pauline Kwangu Mbenza qui a ajouté que l’embouchure du fleuve Congo est un site qui n’est pas exploité sur le plan du tourisme en RDC. Un bon pas dans la bonne direction du développement durable…